jeudi 9 novembre 2017

Virée dans le Berry, 2ème édition !



Samedi 28 octobre 2017. Branle-bas général à 10 h à Cluny, 9 bourguignons et un breton  bourlingueurs grimpent dans deux bagnoles avec leur barda.
But : Stages et bal pour la 4ème Nuit de la Bourrée en Berry option héBergement et bamboula chez Bernard Trouvé jusqu’au lundi suivant pour un bout de la bande.
Chantal, Isabelle, Jocelyne, Marie-Hélène, Nancy, Sylvie et Dédé chaussent leurs ballerines pour un stage Bourrée du Berry. Muriel et Eric nos amis bardes nous font la bise et nous souhaitent la bienvenue. 
Gaétan et Amélie prennent un bolide et bourlinguent jusqu’à leur lieu de stage pour barytons boute-en-train. En chemin, ils déposent Loïc qui souhaite écouter le baratin d’un guide babillant dans la bucolique baraque de George Sand à Nohant.
Après un repas berrichon bien venu et un bal à belle énergie, Bernard convoie la bande jusqu’à sa baronnie berrichonne boisée. Dehors, les bassins créent un biotope où batifolent les libellules. Grand amateur de brocantes, Bernard collectionne bibelots et bouquins qui habillent les bahuts d’un bric-à-brac original.
La bouilloire arrose le romarin pour un breuvage bienfaisant qui complète l’incontournable gingembre.

Banquet le dimanche avec tous les amis berrichons, le cuissot de chevreuil est accompagné par quelques bouteilles non bouchonnées. On nous bichonne !
Balade digestive à la rencontre du belliqueux jars, des biques et autres bestiaux de la basse-cour.
Il est déjà temps de plier bagages sans oublier quelques boutures pour 6 des bourlingueurs. Retour en Bourgogne en bravant la bourrasque.
Pendant ce temps, Bernard emmène Dédé, Isabelle, Nancy et Sylvie barboter dans les flaques d’eau et de boue sans bottes. C’est bien plus bidonnant ! Il serait possible de bourrer les baskets de boules de papier journal et les déposer près des bûches qui brûlent dans le poêle ; il suffirait d’y penser…

Lundi matin, nous avons la bougeotte et déambulons dans les boutiques de potiers de La Borne. Brève bifurcation par le hameau « Les Poteries » où de nombreuses bourrées ont été dansées avec brio.
La belle musique de Décibal sonne à notre arrivée en Bourgogne, la boucle est bouclée sans bémol !
texte d'Isa Charvet

jeudi 21 septembre 2017

Après les festivals d'été (suite)



Suite des pérégrinations  en festivals trad des danseuses et danseurs du groupe Trad en Clunisois  lors de l’été 2017.
Retours en mots et en émotions qui vous donneront peut être l’envie de cirer vos souliers pour les prochaines éditions ! 
Cette fois c'est Sylvie qui évoque sa découverte du festival Le Son Continu.
Partir en festival trad c'est aussi  faire du tourisme culturel :

« Avec Isabelle, nous avons découvert  mi-juillet le festival du Son Continu. Il rassemble les passionnés des instruments, musiques et danses populaires dans le parc du château d’Ars près de La Châtre en Berry dans l’Indre (36). Au centre de la manifestation, un salon de lutherie, avec plus d’une centaine d’exposants, de facteurs de vielles, de cornemuses, d’accordéons, et autres instruments liés aux musiques acoustiques et ethniques. Autour du salon, diverses animations sont proposées aux visiteurs : initiation aux danses traditionnelles, présentation des instruments par les luthiers, conférences, scènes ouvertes, parquets de bal, concerts.
Une remarque, le camping est sommaire au vu du  nombre de participants !
Après avoir passé 3 jours sur ce festival, le lundi 17 juillet, j’avais
prévu de visiter la  maison dans laquelle vécut George Sand, à NOHANT (4 km de la Châtre en Berry). Elle témoigne de la vie exceptionnelle de cette femme du XIXème siècle où elle écrivit la majeure partie de son œuvre. Cette demeure-musée expose le mobilier et les objets de l’écrivain. Le jardin qui entoure la maison, labellisé Jardin Remarquable, démontre la riche personnalité de George Sand et son attachement à la nature,  à l’image de ces deux grands cèdres plantés à la naissance de ses enfants, Maurice et Solange.
Une escale hors du temps, sur les traces des traditions populaires que l’auteure a su saisir avec tant de justesse et de tendresse.
Nous avons visité le cimetière familial avec le tombeau de Georges Sand ainsi qu’une très jolie église sur la place, puis nous pique-niquons avant de repartir en voiture. Isabelle remarque une pancarte indiquant le moulin d’Angibault et une autre pancarte indiquant Sarzay, nom d'une bourrée chorégraphiée que nous dansons. Nous optons finalement pour le moulin d’Angibault qui a inspiré Georges Sand pour son roman social et champêtre « Le meunier d’Angibault ».
Nous arrivons vers 13 h, pas de visites du moulin le lundi mais l’accès des extérieurs  reste ouvert au public : un écrin de verdure, le moulin avec sa belle roue à eau. Il y a personne, c’est très bien ainsi. Un chapiteau est dressé dans un champ, on aurait aimé y voir et entendre des musiciens pour aller faire quelques pas de danses… Nous avons une pensée pour tous ces paysans, domestiques, danseurs de bourrée si bien décrit par Georges Sand. Nous décidons de faire une sieste dans ce lieu paisible, une pause bien méritée après 3 jours de festival !
            « Marcelle contempla ce site paisible et charmant, qui parlait à son coeur sans qu'elle     sût pourquoi. Elle en avait vu de plus beaux ; mais il est des lieux qui nous disposent à   je ne sais quel attendrissement invincible, et où il semble que la destinée nous         attire... »
                                                                       "Le Meunier d'Angibault" de George Sand


Après ces belles visites remplies d’émotions, il est temps de penser à prendre la route du retour ».